Point Zéro à la Grande–Motte – marché de définition

Programme
Restructuration et changement d’usage du bâtiment et des espaces extérieurs du Point Zéro.

Parti
Le souhait de la Ville de La Grande Motte de revaloriser l’identité du quartier du Point Zéro, tout en liant le bâtiment du Poisson à la création artistique contemporaine a orienté nos intentions tout au long du processus de conception. Le projet s’inspire des « ripples », ces stries dessinées dans le sable par un courant marin qui serait venu envahir tout le parvis. En se retirant, il a déposé le bâtiment du Poisson au pied de la dune originelle. Cet espace fluide est conçu à la façon d’un « land art ». Les tracés se calquent littéralement sur les empreintes gravées dans le sol. Les palmiers semblent, eux aussi, avoir été déposés là par le courant, juste avant que la dernière vague ne se retire. Sous le soleil, l’espace est ainsi ponctué par leur ombre portée, tandis que la nuit tombée, les leds encastrés soulignent les mouvements du sol. En arrière-plan, point focal depuis la mer, le bâtiment Poisson, par sa forme très étirée, et la double peau qui accompagne son déroulé, retrouve l’élégance du projet initial. La tour dont la terrasse supérieure est aménagée en belvédère, devient un observatoire privilégié. Elle est parée de toiles blanches tendues sur une couronne périphérique, qui la drapent d’un halo lumineux. Reprenant l’idée de « promenade architecturale » qui avait prévalu à la conception initiale du bâtiment mais n’avait pas été menée à son terme, sa terrasse invite désormais à une véritable déambulation qui, partant de la plage, propose tour à tour, la fraîcheur d’un bassin à jets intermittents, un une halte ombragée au bar à cocktail à l’abri de l’auvent « origami » et se poursuit par une promenade qui s’enroule, autour de la tour, pour redescendre ensuite, sur le parvis. A l’abri de ce cylindre textile, le promeneur découvre une succession d’images projetées, depuis l’intérieur de la tour, sur la face concave de la double toile qui s’enroule autour de la couronne. Elles retracent les étapes qui ont jalonné la création de la ville nouvelle. Le parcours suit l’ordre chronologique de l’édification de la station balnéaire. Les plus curieux peuvent prendre faire halte au niveau 1, pour visionner les documentaires d’archives, maquettes et plans originaux de l’architecte urbaniste Jean Balladur. Le soir, un éclairage surabondant diffuse dans la couronne qui encercle la tour. Deux ou trois projecteurs d’images, également installés sur les mats des candélabres Participent au dispositif de mise en lumière du site, diffusant images et couleurs, sur la toile micro-perforée qui drape la tour. Celle-ci se transforme alternativement en lanterne magique ou en écran support visuel, offrant toutes déclinaisons sur le thème et auxquelles peuvent s’associer son, et pyrotechnie. La féérie du Lieu, l’aspect quelque peu irréel des volumes, les jeux de transparences des façades, se trouvent ainsi exacerbés contribuant à créer un spectacle original et festif. A l’intérieur du volume tubulaire qui est installé en périphérie de la cage d’ascenseur, se dissimule une terrasse technique où sont concentrés les équipements de la tour et où prend place un projecteur de type « sky tracker ». La nuit, son pinceau lumineux oscille de quelques degrés dans le ciel, et, à quelques mètres de la dune originelle, il trace d’une fine verticale blanche, latitude et longitude du Point Zéro…

Lieu : Point Zéro à La Grande Motte – 34
Maîtrise d’ouvrage : Ville de La Grande Motte
Superficie : 1 600 M2 SHON 1,3 HA
Coût des travaux : 3.6 M€ HT
Marché de définition : 2007


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